Sourcing en Chine, de la recherche d’usine à la livraison.
La Chine concentre une densité industrielle que peu de pays égalent. Encore faut-il y trouver la bonne usine, obtenir le bon prix, et vérifier ce qui sort de la ligne avant que la marchandise ne parte.
Nous accompagnons les marques, les entrepreneurs et les professionnels qui font fabriquer en Chine. Recherche de fabricants, développement du produit, vérification des fournisseurs, négociation, suivi de production et logistique.

Pourquoi la Chine reste le pilier
Ce n’est pas seulement une question de prix. C’est une question de densité industrielle.
Une profondeur d’offre
Sur un même produit, des dizaines d’usines se répondent. La question n’est pas de savoir qui sait faire, mais qui sait faire ce que vous voulez, au volume que vous visez.
Des réseaux de sous-traitance complets
Moules, composants, impression, emballage. Tout se trouve dans un rayon réduit, ce qui raccourcit les allers-retours pendant le développement.
Des seuils d’entrée bas
Beaucoup d’usines acceptent des premières séries modestes. C’est ce qui permet de lancer une marque sans immobiliser un budget de grand groupe.
Une habitude de l’export
Les usines qui travaillent déjà pour l’Europe connaissent les normes, les documents et les emballages attendus. Cela évite une part des mauvaises surprises.
Ce que le sourcing en Chine demande vraiment
Trouver une usine est facile. Trouver la bonne, et obtenir d’elle ce qui a été convenu, l’est beaucoup moins.
Distinguer l’usine de l’intermédiaire
Beaucoup de vendeurs se présentent comme fabricants alors qu’ils revendent. Le prix monte, et la marge de manœuvre sur le produit disparaît.
Obtenir un non
Une usine dit rarement qu’elle ne sait pas faire. Il faut poser les questions qui obligent à préciser, et lire ce qui n’est pas répondu.
Figer le produit avant de produire
Un échantillon validé, une fiche technique écrite, des tolérances notées. Sans cela, la série ne ressemble pas au prototype.
Contrôler avant l’expédition
Une fois la marchandise partie, il n’y a plus de recours utile. Le contrôle se fait sur place, avant le chargement.
Tenir compte du calendrier
Le Nouvel An chinois arrête la production plusieurs semaines. Les commandes qui ne sont pas lancées à temps glissent d’un mois ou deux.
Comment nous procédons
Une méthode, appliquée dans le même ordre à chaque projet.
Cadrer
Nous partons du produit, du volume visé, du budget et de la date de lancement. Ce cadrage détermine le type d’usine à chercher.
Chercher
Nous identifions les fabricants capables de produire ce que vous décrivez, puis nous écartons les intermédiaires.
Vérifier
Existence légale, capacité réelle, références à l’export, certifications quand le produit l’exige.
Développer
Échantillons, ajustements, matières, finitions, emballage. Le produit se fige ici, pas en production.
Suivre
Nous suivons l’avancement et faisons contrôler la marchandise avant le chargement.
Livrer
Nous coordonnons l’usine et le transporteur, par voie maritime, aérienne, ferroviaire ou routière.
Ce que nous vérifions avant de commander
Une usine se juge sur des faits, pas sur une brochure.
- Sa licence d’exploitation et son droit à exporter
- L’écart entre ce qu’elle produit et ce qu’elle revend
- Ses lignes réelles et sa capacité mensuelle
- Ses références à l’export vers l’Europe
- Ses certifications, quand le produit les impose
- Sa constance entre l’échantillon et la série
- Sa façon de traiter un défaut signalé
Les pièges les plus fréquents
Le prix trop bas
Un prix nettement sous le marché se paie ailleurs. Matière allégée, contrôle sauté, emballage réduit.
L’échantillon parfait
Un échantillon fabriqué à la main ne dit rien de la série. Ce qui compte est celui qui sort de la ligne.
Le paiement complet à la commande
Le règlement se découpe. Un solde reste dû après contrôle, sinon il ne reste aucun levier.
Le moule sans propriété écrite
Un moule payé n’est pas un moule à vous. Cela s’écrit avant, pas au moment de changer d’usine.
Les normes découvertes trop tard
Marquage, documents, composition. Une marchandise non conforme reste bloquée à la douane.
Coûts et délais
Le prix usine n’est qu’une partie du prix de revient.
Le prix unitaire
Il dépend du volume, de la matière et du niveau de finition. Il se négocie, mais sur des éléments précis.
Les frais de développement
Moules, outillage, échantillons. Ce sont des coûts d’entrée, pas des coûts récurrents.
Le transport
Maritime, aérien, ferroviaire ou routier. Il fait l’objet d’un devis distinct.
Les droits et taxes
Ils dépendent du produit et de sa nomenclature douanière. Ils s’anticipent au chiffrage, pas à l’arrivée.
Comparer deux devis d’usine
Deux prix ne se comparent que ramenés à la même base. Sans cela, le moins cher ne l’est presque jamais.
- Le même incoterm, sinon vous comparez une marchandise à l’usine avec une marchandise au port
- La même quantité, les paliers de prix changeant avec le volume
- La même matière et le même grammage, notés par écrit
- Le même emballage, individuel et de transport
- Les frais d’outillage séparés du prix unitaire
- Les conditions de paiement, qui déplacent le risque autant que le prix
Le vocabulaire qu’on vous opposera
Six termes reviennent dans presque tous les échanges. Les connaître évite d’accepter ce qu’on n’a pas compris.
- MOQ
- La quantité minimale de commande. C’est le premier chiffre qu’une usine annonce, et il se négocie plus souvent qu’on ne le croit, généralement contre un prix unitaire plus élevé.
- Départ usine
- Le prix ne couvre que la marchandise, posée à l’usine. Le transport intérieur, les formalités et le fret restent à votre charge.
- FOB
- La marchandise est chargée au port de départ, frais chinois inclus. C’est la base de comparaison la plus courante entre deux devis.
- Échantillon de pré-production
- Le dernier échantillon validé avant le lancement de la série, fabriqué avec les matières et l’outillage définitifs. C’est lui qui fait référence, pas le prototype.
- Inspection avant expédition
- Le contrôle réalisé une fois la production terminée, avant le chargement. C’est le dernier moment où un refus a encore un effet.
- Moule et outillage
- L’investissement de départ pour un produit qui n’existe pas encore. Il se paie une fois, et sa propriété s’écrit avant, pas au moment de changer d’usine.
La Chine n’est pas la seule option
Nous travaillons principalement avec des fabricants situés en Chine. Lorsque le projet le justifie, nous cherchons ailleurs.
- La nature du produit et le savoir-faire qu’il demande
- Les contraintes de norme propres au marché visé
- Le délai de livraison recherché
- La proximité, quand elle pèse plus que le prix
- La répartition du risque entre plusieurs pays
Questions fréquentes sur le sourcing en Chine
Non. Les usines qui exportent travaillent en anglais, et les échanges techniques passent par des documents écrits : fiches, plans, tolérances, photos annotées. C’est la précision du document qui évite les erreurs, pas la langue parlée.
Cela dépend du produit et de l’usine. Certaines acceptent quelques centaines de pièces, d’autres en exigent plusieurs milliers. Le minimum se négocie, souvent contre un prix unitaire plus élevé.
Cela dépend du produit. Personnaliser un article existant va plus vite que créer un produit de zéro, qui demande moules et prototypes. Le Nouvel An chinois décale aussi les calendriers de plusieurs semaines.
Par un échantillon validé par écrit, puis par un contrôle avant chargement. Une fois la marchandise partie, il n’y a plus de recours utile.
Oui. Nous intervenons aussi pour améliorer une relation existante, renégocier des conditions ou faire contrôler une production déjà lancée.
Non. La Chine est notre pilier, mais nous cherchons dans d’autres pays quand le projet le nécessite.
Un projet de fabrication en Chine ?

